lundi 5 octobre 2009

Beijing

Nous avions écris ce message dès notre sortie de Pékin. Certains points sont un peu obsolètes comme les répétitions pour les 60 ans de la RPC... Désolé pour le retard.

Nous sommes entrés en Chine pendant la nuit. A notre réveil, un simple coup d'œil à l'extérieur du train nous confirme que nous avions bien quitté la Mongolie. Des champs, une nature verte, et surtout, une nature habitée, travaillée et parsemée d'usines. Notre œil s'était bien accommodé au "vide" des espaces sibériens et surtout mongols. Il va lui falloir faire le travail inverse!

Plus tard, nous arrivons à Pékin.
Premières impressions en vrac : une tonne de vélos (avec moteur électrique ou non), des mobs (électriques elles aussi) et des pousse-pousse (eux aussi équipés de moteurs... électriques). Pourvu que tous ces gens n'achètent jamais de voitures. Tous se fraient un passage plus ou moins forcé entre piétons et voitures, le tout sur de véritables autoroutes en pleine ville. (Et encore, Tina nous dit que ce n'est rien pas rapport à l'Asie du Sud-Est)

Nous découvrons ensuite quelques caractéristiques des chinois.
D'abord, le sport national : le crachat ! Après un raclement de gorge des plus ignobles (pire que PF quand il se brosse les dents), ils crachent tout simplement par terre. Homme ou femme, peu importe. Il parait que le gouvernement a lancé plusieurs campagnes anti-crachats, mais apparament sans succès.
A part ça, les chinois aiment la foule (remarqe tant mieux vu leur nombre) et le bruit. Ils parlent fort, voir même très fort. Mais cela semble logique étant donné l'accoustique ambiant : circulation, mégaphone des guides touristiques, gadgets electroniques parlant à tout va... Ca nous change de la Mongolie !

Nous découvrons petit à petit la ville, immense, très moderne, et surtout... très capitaliste ! Tout se vend, tout s'achète dans des magasins élcairés de néons flashis, n'importe quel jour, n'importe quel heure. Et toujours : "- Hello, Please come inside !" ou "-Please have a look !" ou encore "- Want to buy this or that ?". Les magasins et restaurants ne se contentent pas de pubs, ils ont toujours un rabateur insistants.

Le premier soir, nous dévrons le Night Market. Nous avançons les yeux écarquillés devant les serpents, les scorpions, les penis de mouton, les vers à soie ou autres pieuvres. Tout cela étant à manger bien sûr.


Quand soudainement... "- Camille ! Non c'est trop fort, Camille !" Audrey et Coin nous tombent dessus !
Nous savions que nous serions vaguement à la même période en Chine, mais de là à les rencontrer par hasard dans une ville de plus de 15 millions d'autochtones située dans un pays de 1,3 milliards d'habitants... Bref, nous finissons la soirée ensemble, les regardant manger des scorpions frits. Fab en a profité pour gouter : Goût de gateau apéro gras.
Beijing fut riche en rencontre, nous avons aussi diné avec Tina et son mari Andeol, qui nous ont fait découvrir leur restaurant japonais préféré. Rien à voir avec les restos jap en France, et franchement, ça vaut le coup. (Fry ! Arrête de saliver ! On te vois d'ici)

Grosso modo à Beijing, nous avons fait les touristes de chez les touristes. Au programme : Grande Muraille (ça y est, Fab est enfin un homme ** (voir la citation en fin de post)) Place Tiananmen, Cité Interdite, Marché des perles, temples bouddhistes et confuscéens, etc.
Avec toujours en bruit de fond : "- Hello, taxi ?" ou "- Hello, look what I sell !"...

De Beijing, nous avons surtout aimé les parcs. Très beau et très "chinois comme nous l'imaginons en France", c'est-à-dire apaisant et harmonieux.
Les gens y vont pour jouer aux cartes, aux dames (ou se qui s'en rapproche le plus) ou encore à un sport qui consiste à se lancer du pied une sorte de vollan de Badminton leste. Ils viennent aussi pour chanter, danser, jouer de la musique, faire du Taï chi... Plutôt sympa en fait !

Les hauts lieux historiques que sont la Place Tiananmen et la Cité Interdite nous ont plus touché par leur histoire que par les lieux en eux-même... Par contre, la Grande Muraille... Ah la Grande Muraille !


Nous vous disions que Pékin était très moderne et c'est vrai : Buildings immenses et stylés, centres commerciaux à profusion, banques, centres de conférences, touristes, routes à 2x4 voies flanquées de deux autres voies pour les vélos, taxis et tuk tuk en centre-ville, voitures, travailleurs en costard, jeunes "fashionnables", etc.
Mais dès que l'on sort de ces grandes rues dignes d'une grande capitale, nous tombons dans les hutongs (ruelles) historiques. Celles-ci nous donnent l'impression de débarquer dans un autre monde. Les maisonnettes sans étages en briques grises sont toutes serrées les unes contre les autres. Il parait que la plupart n'ont pas de toilettes, et nous le croyons volontier vu la quantité de toilettes publiques. Les gens vivent sur le pas de leur porte ou dans la rue, le vélo est décidement roi, le linge sèche à la vue de tous, et le niveau de vie ne semble pas très élevé... De ci, de là, on tombe sur une maison traditionnelle qui comporte encore une porte décorée avec deux dragons de pierre pour en garder l'entrée. Pour les touristes que nous sommes, c'est charmant, mais il parrait que le confort n'est pas là. D'autre part, une grande quantité de ces hutongs ont été et vont continuer à être détruits pour construire de grands immeubles et boulvards. On n'arrête pas le progès !

Après tout ça, voici une petit anecdote pour vous donner quelques frissons :
Vendredi 18 septembre, midi. La carte bleu reste bloqué dans le distributeur. ... La banque est exceptionnellement fermée cette après-midi en raison des grandes répétitions pour le 60° anniversaire de la République Populaire de Chine et ne ré-ouvre pas avant lundi matin. Seul problème : Notre train est prévu pour samedi soir, le lendemain. ... Déjà que nous avions galéré comme pas permis pour acheter les billets (comme dans les 12 travaux d'Astérix où on les envoi de guichets en guichets, exactement pareil).
Au final, tout va bien qui finit bien ! Nous avons pu annuler les billets, en racheter d'autres, et récupérer la carte lundi matin. ... Mais galère, galère.

Puisque nous abordons le sujet des répétitions pour le 60° anniversaire de la RPC, quelques précisions. Nous ne savons pas trop ce qui sera au menu (Grands défilés et discours certainement). Mais ils effectueront pas moins de cinq répétitions pour l'événement. A chaque fois, tout le quartier situé à l'intérieur du 2° préiphérique (Beijing en comporte 5) est bouclé. Ce qui signifie fermé à toutes les voitures ou piétons qui ni résident pas. Une ligne de métro et quelques arrêts de bus sont eux aussi fermés, sans oublier les commerces et les entreprises elles-aussi présente dans le quartier. On imagine difficilement ça à Paris.

Un dernier mot sur les JO.
Leur empreinte est encore bien visible. En bien : plusieurs lignes de métro construites, tous les panneaux "traduits" en alphabet latin, la ville semble propre et neuve... En moins bien : nous tombons un jour dans une rue complètement artificielle, d'une architecture imitant l'ancien et ne comportant que des magasins. Et certains quartier de hutongs pas terribles semblent avoir été entourés de hauts murs (assez jolie au deumeurant) pour les masquer du regard. (ou peut-être est-ce notre imagination et que nous interprétons mal ?

Nous partons finalement pour Pingyao après 8 jours à Beijing.

Cap sur le sud !


Beijing


*"- Qui n'a jamais gravi la Grande Muraille n'est pas un homme véritable !" Mao Zedong

4 commentaires:

  1. on n'y croyais plus... enfin des nouvelles et des photos !!
    vous ne vous êtes donc pas perdus dans les défilés du 60ieme anniversaire...

    paulo (chon ?)

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  2. Gros bisou à vous deux, et continuez à nous faire rêver....gus

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  3. Je suis toujours impressionné par le soin de vos rapports de voyage. Avec toujours de magnifiques photos en prime.
    ça donne vraiment envie... (oui je pense au resto Jap, et alors ?!)

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  4. Bonne suite amuser vous bien, très belles photos
    Jeff

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